Le Domaine

Historique

Carte de la première croisade

Pour retracer les origines du château de Verdalle, ainsi que celles de nombreuses demeures castrales de la région, il faut remonter en l’an 849, lorsque le Comté de Toulouse et
le Vicomté d’Albi intègrent la couronne de France sous le règne de Charles le Chauve. La région passe alors sous le système féodal avec ses liens de vassalité, par lesquels les seigneurs de terres, de fiefs, se devaient de jurer fidélité – souvent de gré, mais aussi par la force.

Vers 1020, plusieurs seigneurs, dont celui de Dourgne, jurent fidélité au roi de France et au vicomte d’Albi.


Le seigneur de Dourgne

Raymond de Saint Gilles - ou Raymond IV de Toulouse

La date exacte de la construction du premier château de Verdalle n’est pas connue, mais l’on sait que le seigneur de Dourgne aurait fait construire à Verdalle un premier castrum, juste avant son départ en croisade avec Raymond de Saint-Gilles (Raymond IV de Toulouse) en 1096. Le castrum de Verdalle est décrit dans un texte de 1153 et précise la présence dans le castrum de maisons. En effet, à cette période, l’organisation de l’habitat se faisait autour des châteaux. Verdalle était donc un village fortifié, en demi-cercle autour du château, tout comme celui d’Escoussens. Une différence toutefois est que le château d’Escoussens était construit sur une élévation naturelle, alors que le château de Verdalle était construit sur une motte, un tertre édifié artificiellement, fait de terre ou de pierres.

Bien que le château de Verdalle et ses habitants traversent indemnes les périodes tumultueuses du catharisme, le château est partiellement détruit par les flammes au XVIe siècle pendant les guerres de Religion. Toujours est-il que la famille de Loubens de Verdalle est alors propriétaire des terres à Verdalle.


Jacques de Loubens, seigneur de Verdalle

Jacques de Loubens de Verdalle

En 1582, Jacques de Loubens, seigneur de Verdalle, capitaine de 50 hommes d’armes, est fait baron par Henri III, et en 1585, il est fait chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit (le Cordon Bleu). Il est ensuite fait chevalier de Saint-Michel à Amboise, un ordre exclusivement réservé aux gentilshommes attachés à la personne du roi.
Cardinal Hugues de Loubens de Verdalle

Le frère de Jacques est Hugues I de Loubens de Verdalle, fait Grand Maître de l’ordre de Malte, puis fait cardinal par le pape Sixte V en 1587.

Jacques épouse en secondes noces Dame Guillemette de Grave de Sérignan le 1er octobre 1588 puisque malgré ses 60 ans, Jacques espère toujours avoir un héritier mâle. Hugues II de Loubens de Verdalle naît en 1592, et son père Jacques meurt en 1594.
De 1606 à 1608, la veuve de Jacques effectue les travaux de construction/reconstruction du château de Verdalle à la suite des dégâts qu’il a subis pendant les guerres de Religion.

 

Lignée des héritiers

Hugues II de Loubens, baron de Verdalle
Jacques II de Loubens, devient comte de Verdalle – mort en 1714
Henri I de Loubens – mort en 1705
Henri II de Loubens, titré marquis de Verdalle, né en 1699
Frédéric, comte de Verdalle, né le 3 avril 1748.

Le généalogiste du roi Louis XV avait officiellement reconnu la filiation de la famille de Loubens de Verdalle depuis 1287 ainsi que les titres de Marquis et de Comte.

Le 22 juin 1791, alors que son régiment est en garnison à Verdun, Frédéric est envoyé à Varennes, mais il arrive trop tard pour dégager Louis XVI de la meute des révolutionnaires. Il est dit que le témoignage de l’un de ses lieutenants fut poignant.

Frédéric passera les années de la tourmente révolutionnaire dans la famille de sa femme en Normandie, si bien que les terres et le château de Verdalle sont mis sous séquestre comme biens d’émigré, ce qui était faux. Après la Terreur, Frédéric sollicite et obtient la levée du séquestre et rentre en jouissance de ses propriétés, mais il les vend en 1804, faute de moyens. L’abbé Alfred écrit : « C’est ainsi que la terre et seigneurie de Verdalle, qui appartenaient à la maison de Loubens depuis plus de 500 ans, sorti de la famille pour passer en des mains étrangères. »


Famille de Barrau de Muratel

Ces mains étrangères furent celles de la famille de Barrau de Muratel, une famille noble de la Montagne Noire.
On sait peu de cette période sauf que les annexes du château, les anciennes écuries, furent construites en 1828. Toujours est-il que c’est vers la fin du XIXe siècle qu’Edmond d’Auberjon (né en 1846), vicomte, élève à Sorèze et Saint-Cyrien, sous-lieutenant au 7e régiment de dragons puis chef d’escadron au 3e régiment de chasseurs, achète le château de Verdalle.


Famille d’Auberjon

Edmond d'Auberjon Edmond a 4 enfants de son épouse Blanche Jenty : deux garçons et deux filles.
Les deux fils sont simultanément députés, l’un en Haute-Garonne, l’autre dans l’Aude. Tous deux meurent au champ de bataille en 1914.
Des deux filles, Marie-Madeleine d’Auberjon (tante Mimi), née le 17 décembre 1879 à Paris VIIIe, infirmière sur le front pendant la Première Guerre mondiale. Très pieuse, « Mademoiselle » a été la bienfaitrice du village de Verdalle, en tant qu’infirmière au service des habitants, par la construction de l’école privée catholique St Jean, et par le legs de sa propriété aux Sœurs de la Croix de Lavaur. Elle était connue pour accueillir les enfants et ouvrir la propriété pour les mariages ; ceux-ci se tenaient dans l’annexe, les anciennes écuries du château.
Sans postérité, tante Mimi décède le 17 septembre 1974 (la place du monument aux morts de Verdalle, en face de la mairie, porte son nom).

 

Marie-Madeleine d'Auberjon

Les Sœurs de la Croix de Lavaur ont effectué de nombreux travaux sur la propriété, dont la construction de la chapelle dans ce qui était un garage du château auparavant. C’est l’artisan Jean-Claude Izard qui fut chargé de créer les 3 vitraux qui ornent la chapelle, ainsi que le dallage de marbre en opus incertum et le tabernacle en bronze (vendu par le diocèse).

Les Sœurs de la Croix ont été remplacées vers la fin des années 1995 lorsque l’archevêché d’Albi devient le propriétaire du château. Diverses branches de l’Eglise catholique s’y installent jusqu’en 2007, date à laquelle ce lieu devient vacant. Depuis, le château et le parc étaient à l’abandon et entretenus de façon très sommaire.

En juin 2013 la propriété trouve de nouveaux acquéreurs qui, aidés par des amis et des bénévoles, essaient de redonner une nouvelle beauté et un nouveau sens au château.


Aujourd’hui…

Francine et Christian

« Nous, c’est deux histoires de vie peu ordinaires qui se sont rencontrées pour n’en faire plus qu’une. Deux amoureux de la nature et de la nature humaine. Dans notre petit paradis, nous vous accueillons sans piscine ni TV, mais avec nos sourires et notre bienveillance. Un lieu atypique, au cœur grand ouvert, où l’on confond les colombes avec les anges…

Vous recevoir est pur bonheur et si vous croyez au destin, celui-ci vous amènera jusqu’au château de Verdalle. » 

                    Francine & Christian